Un cambrioleur qui a les boules
Aujourd'hui, Pierre Ballester (notre prof de TBR - comprenez techniques de base rédactionnelles) nous a demandé de rédiger un papier de 800 à 1500 signes sur un fait divers un peu insolite, le but étant de faire un papier bien chiadé; voilà le résultat en ce qui me concerne...
Un cambrioleur qui a les boules
On a souvent vu des avocats défendre leur client en invoquant la folie, mais de mémoire de magistrat, on n’avait encore jamais vu un ténor du barreau plaider… l’humiliation. Une nouvelle stratégie de défense inaugurée hier en Nouvelle-Zélande, où Clinton Michael Dearman était jugé pour un cambriolage raté.
En décembre 2005, ce trentenaire était entré par effraction dans les locaux d’un club de pétanque… Mais n’est pas Arsène Lupin qui veut et le niveau de Clinton se rapproche visiblement plus de celui des frères Rapetou. Alors qu’il essaye de tirer du matériel (ou de l’argent), de valeureux pétanqueurs retraités se pointent. De quoi avoir les boules…
Les courageux papys neutralisent promptement le cambrioleur, et poussent le bouchon jusqu’à le ligoter. Les images du voleur ficelé gigotant au sol ayant été diffusées par tous les médias du pays, l’individu devient alors « la risée » de la prison où il a été incarcéré, selon son avocat Michael Knowles, qui a demandé en conséquence la clémence pour ce pauvre hère, saucissonné pour quelques cochonnets. Le juge ne devait pas être un grand amateur de charcuterie, puisqu’il a condamné l’apprenti voleur à deux ans et quatre mois de prison.
S’attaquer à un club de pétanque est déjà un manque de classe avéré pour tout gentleman cambrioleur, mais se faire intercepter par un gang de boulistes septuagénaires est le comble du mauvais goût. Décidément, les monte-en-l’air sont tombés bien bas.