"Sur les routes de l'Inde" : des clichés contre les clichés

Publié le par Anthony

Retrouvé dans mes archives, ce papier date d'il y a quelques mois et parle d'une expo photos à la Maison des Indes...


« Sur les routes de l’Inde » : des clichés contre les clichés

 

     La maison des Indes accueille, jusqu’au 4 février 2006, les photographies d’Alain Daniélou. Il propose, en noir et banc, une vision « réaliste » de l’Inde des années 30 aux années 50.

 

     Peu d’artistes peuvent se vanter d’avoir à la fois réalisé une œuvre de référence sur la sémantique musicale et une traduction du Kama-Sutra. Lui, oui.

     La maison des Indes rend hommage à Alain Daniélou, dans un décor qui tient plus de Bollywood que d’une agence de voyages : sur une table traditionnelle, des prospectus proposent une initiation à la calligraphe sanskrite ou des cours de « hatha yoga », et les rares visiteurs sont accueillis par un thé du cachemire. Bel écrin pour une exposition sur l’Inde de 1935 à 1955.

     Avec son ami Raymond Burnier, Daniélou a parcouru le sous-continent indien pendant plus de vingt ans, et en livre une vision inédite, loin des clichés colonialistes sur le mysticisme et la pauvreté.

     Cet adepte du Rolleiflex voulait montrer « une Inde aimable et souriante, une Inde où il faisait bon vivre ». Son œuvre s’éloigne du « goût morbide pour les bidonvilles et le spectacle de la misère ». « Son » Inde est celle des danseurs et des saltimbanques. Celle de ce musicien qui lui a offert son instrument, une flûte qui « lui reproche de l’avoir séparée de son joli berger dont le souffle lui donnait une âme ».

 

« un peu libidineux »

 

     « Le Rajasthan, c’est un peu sec à cette saison. » Tugdwal, employé à la maison des Indes, répond à un client. Daniélou, il connaît: « Il a écrit une Histoire de l’Inde très connue, et une anthologie de la musique classique indienne ». En plus de ses innombrables clichés. « C’était un touche-à-tout, mais il était un peu monomaniaque», ajoute-t-il goguenard.

     Sur l’expo, il est nuancé : « c’est très sympa pour nos clients, ils prennent un thé et passent plus de temps à l’agence. » Reste que pour lui, tout cela est un peu malsain : « il y a beaucoup de photos de jeunes garçons, c’est un peu libidineux… » Sa collègue Patricia, elle, porte peu d’intérêt à « ces photos anciennes » et s’« intéresse plus à l’Inde moderne ».

     L’approche de Daniélou se voulait réaliste ; en s’éloignant des stéréotypes occidentaux, il propose une vision épurée, poétique, voire magique, celle de « l’agréable esthète » que les Indiens voyaient en lui. A la recherche d’un « monde de l’autre côté du miroir », il l’avait trouvé, son pays des merveilles.

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P
dis moi, ce cher Mr danièlou aurait-il à ta connaissance un quelconque lien avec un homonyme, cardinal ou évèque...
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A
Salut Pierre, je n'en ai malheureusement pas la moindre idée... Pourquoi, tu connais un homme d'église qui porte ce nom?