Toujours le journal école... Avec cette fois une fine analyse de la situation du Stade Français avant un déplacement à Toulon... Par quelqu'un qui n'y connaît rien en rugby (c'est-à-dire moi...). Pas évident, je me suis lancé après de longues recherches sur google, un lurkage intensif des forums de discussion du site du Stade Français et une interview de Rémy Martin (joueur du Quinze de France et -m'a-t-on dit- grand espoir de l'ovalie nationale). Et ça donne ceci...
A Toulon, le Stade Français doit rebondir
Cinq jours après son élimination en Coupe d’Europe, le Stade Français repart en croisade. Face à Toulon, lanterne rouge du championnat, les Parisiens, classés deuxièmes, partent favoris. Une victoire ce soir pourrait les hisser au sommet du top 14.
Encore raté… La Heineken Cup (Coupe d’Europe), seul trophée manquant au palmarès étoffé du Stade Français, ne sera pas parisienne en 2006. L’an dernier, les hommes de Fabien Galthié avaient échoué en finale ; cette fois, ils n’auront même pas atteint les quarts. « On prend un coup sur la cafetière. » La réaction immédiate de Sylvain Marconnet, pilier de l’équipe, est compréhensible : le Stade Français, habitué des grands rendez-vous, avait d’autres aspirations qu’une élimination dès les matchs de qualification.
« La poule était relevée, et sur six matchs, on en gagne quatre », tente de justifier le troisième ligne Rémy Martin. Un accident de parcours pour une équipe qui mise sur son image autant que sur le talent de ses joueurs. « Un club paillettes », diront ses détracteurs, en référence aux multiples opérations marketing initiées par le président Max Guazzini : calendrier, disques et pom-pom girls : autant de coups médiatiques qui ont aidé le Stade Français à être le seul club, tous sports confondus, à avoir rempli le Stade de France lors d’un match de championnat. Les hauts faits d’armes de l’équipe semblent prouver que show et performance ne sont pas incompatibles : depuis la naissance du club il y a dix ans, les Parisiens ont remporté quatre titres de champion de France, une coupe de France, et deux places de vice champions d’Europe.
« Se reconcentrer sur le championnat »
Suite à cette élimination prématurée en H-Cup, qui a surpris un public habitué à des Parisiens constants dans la performance, l’équipe sait qu’elle doit se remotiver dès ce soir lors du déplacement à Toulon : « On va devoir se reconcentrer sur le championnat », constate Rémy Martin, qui vient de renouveler son contrat avec l’équipe parisienne. Face aux Varois, lui et ses coéquipiers partent sereins : nouveau promu du top 14, le RTC connaît de grandes difficultés ; lanterne rouge du championnat, le club a subi un changement crucial cette semaine, avec le renvoi prématuré de ses deux entraîneurs, suivi cette semaine de la démission du président, Eric Champ. Un véritable tremblement de terre pour les Toulonnais, qui joueront pour la première fois sous la houlette de leur nouveau coach, Alain Teixidor.
Une victoire au stade Mayol pourrait amener les Parisiens au sommet du classement. Mais il faudra composer sans Juan Martin Hernandez, l’international argentin souffrant d’une déchirure à la hanche. Un coup dur pour l’équipe, même si Rémy Martin, qui restera lui aussi sur le banc ce soir, se veut positif : « Juan, c’est un peu notre fer de lance en ce moment, mais je pense que son remplaçant est aussi bon. Et puis, ça permet de faire tourner les effectifs. » Les supporters sont eux aussi confiants : sur les forums de discussion du Stade français, Sylvain, se prend à rêver de dieux du stade ramenant le bouclier de Brennus dans la capitale. Et de justifier : « L’air de Jean Bouin lui manque ».