3 questions à... Rémy Martin
3 questions à…
Rémy Martin, troisième ligne du Stade français et de l’équipe de France
Ca va… C’est toujours embêtant de devoir se passer de phase finale : on va regarder à la télé tous les clubs français qui vont jouer les quarts, on aura un petit regret. Mais ce n’est pas à Leicester qu’on a perdu, c’était à Osprey dans le premier match. On aurait pu faire un exploit à Leicester, mais ils ont une grosse équipe, et c’est toujours difficile de gagner là-bas. C’est une erreur de parcours, mais on sort la tête haute, d’ailleurs le coach ne nous a pas lancé la pierre. Il faut se servir de ces défaites pour faire quelque chose l’année prochaine.
Ce soir, vous rencontrez Toulon, une équipe en grande difficulté…
Quand ils reçoivent un prétendant au titre, les derniers sont toujours motivés. J’ai joué à Mont-de-Marsan, quand on recevait les premiers de poule, on se devait de faire un exploit. Toulon est une équipe qui a des difficultés, mais si on a pas les ingrédients pour gagner, on ne gagnera pas. Et puis, Mayol est un stade mythique, il y a quelque chose d’impressionnant à jouer là-bas… Et si on fait un beau match, on peut être premiers dimanche.
Le Stade français paye aussi un lourd tribut en termes de joueurs sélectionnés en équipe nationale… Une difficulté supplémentaire ?
L’année dernière, c’était compliqué, on avait onze ou douze blessés. Cette saison, comme on en a peu, les entraîneurs font tourner les effectifs. C’est sûr que ça fatigue, mais c’est aussi un honneur de pouvoir représenter la France. Pour le reste, si t’es fatigué, t’essaies de faire risette…